Le Mah Jong, de toutes pièces

Iconique mais jamais figé, le Mah Jong de Roche Bobois semble modulable à l'infini.

À même le sol, sans pieds, sans contrainte. Imaginé par le designer allemand Hans Hopfer en 1971, le Mah Jong incarnait à lui seul l’esprit hippie et libertaire qui régnait à l’époque.

Il se compose de trois modules, un coussin droit, un coussin nu et un coussin d’angle, avec une base aux dimensions de 95 x 95 cm pour 19 cm de hauteur, qui peuvent se juxtaposer ou se superposer pour former un canapé, un fauteuil, une chaise longue, un lit. Et dans ce puzzle grandeur nature, clin d’œil au jeu de société traditionnel chinois du même nom, l’utilisateur devient créateur à part entière.

Cet aspect modulable qui fait sa légende se retrouve aussi dans sa remarquable faculté de mue. Car depuis plus de cinquante ans, le Mah Jong a revêtu les couleurs de Kenzo, Missoni, Jean Paul Gaultier… Les collaborations avec de grands noms de la mode ont offert à cette pièce une longévité hors norme, transformant chaque édition en objet de désir.

Plus récemment, le Mah Jong a pris de la hauteur avec une version surélevée qui n’enlève rien à ses infinies possibilités de personnalisation. Comme suspendu sur une plateforme, le modèle s’adapte avec élégance aux espaces intérieurs comme extérieurs : paré d’un tissu outdoor, il se déploie aisément en terrasse ou au jardin. Autant dire que plus de cinquante ans après sa création, la partie n’est pas près de s’arrêter.

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Un valet en bronze dessiné par Isabelle Stanislas et fabriqué par les Ateliers Bataillard, une ferronnerie d’art centenaire. Le long du mur, une série de photos de voyage de son ami Jérôme Petit.