À l’ombre des fontaines

Le Pavillon, à Casa Anfa, fait du jardin son adresse. Un lieu pensé pour la fraîcheur, entre références parisiennes et matières marocaines.

Photos Abderrahim Annag

L’enseigne, à l’entrée, sur le site de l’ancien aérodrome d’Anfa devenu Casablanca Finance City.

On entre par le jardin, et la ville s’efface. L’air se rafraîchit sous les jacarandas, le clapotis des fontaines tient lieu de fond sonore, et le bar, surmonté de sa scène, domine les palmiers centenaires.

À Casablanca Finance City, faute de mer et de corniche, le Pavillon CFC a fait de ce jardin luxuriant son pari. La réhabilitation est signée Fabrice Maurel, architecte d’intérieur, assisté de l’architecte Mouhcine Ghawam et de l’agence ID Paysage.

 

Au cœur du jardin, bassins et fontaines de zellige vert. Autour, fauteuils en rotin et parasols à motifs, dessinés pour le Pavillon.

Le jardin couvre environ 1350 m², où terrasses et massifs se mêlent autour de fontaines en zellige vert. Au sol, le pavé de granit évoque la cour d’un hôtel particulier parisien ; marbres et pierres viennent des carrières du pays, les lanternes de laiton art déco de Marrakech.

« C’est un bâtiment qui a grandi avec l’histoire du Maroc. Nous nous devions de la respecter, en puisant dans la richesse des matériaux locaux et les savoir-faire de notre artisanat », explique Fabrice Maurel.

Planté de palmiers centenaires et de jacarandas, le jardin déploie ses terrasses à l’ombre. 

À l’intérieur, l’architecte a voulu une salle à manger bourgeoise du début du XXe siècle : parquet à chevrons, comptoir de marbre Levanto, plafond miroir calepiné en rose des vents, pour jusqu’à 350 convives.

Sur les murs, une frise d’avions stylisés et des photographies d’époque rappellent le passé aéronautique du terrain, l’ancien Camp Cazes où l’Aéropostale de Saint-Exupéry, Mermoz et Guillaumet faisaient escale.

 

La véranda, conçue dans l’esprit des verrières du XIXe siècle.

Le Pavillon a ouvert le 1er juillet, première table d’un ensemble que deux autres viendront compléter d’ici l’automne, dont Maison Première.

 

 
 
 
 
 
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Un valet en bronze dessiné par Isabelle Stanislas et fabriqué par les Ateliers Bataillard, une ferronnerie d’art centenaire. Le long du mur, une série de photos de voyage de son ami Jérôme Petit.