Et si un vaisseau venu du futur s’était écrasé dans notre présent ? C’est le point de départ, aussi spectaculaire que poétique, de Where the Sun Lies. Une faille temporelle, un engin surgi d’une réalité alternative intimement liée à la lumière : l’exposition en suit le parcours, de l’Est, où naît la lumière, jusqu’à une plage de l’Ouest, là où le soleil se couche.
Cette intrusion fracture la perception linéaire du temps et fait vaciller les oppositions entre tradition et innovation, nature et machine. Car Mounir Ayache ne traite pas la technologie comme un simple outil. Impression 3D, résine, fraisage numérique, lumière, données topographiques : elle participe à la construction même de l’univers de l’exposition.
Les scans de sites patrimoniaux sont intégrés à des géométries nouvelles, où l’arabesque devient à la fois structure, langage et algorithme. La fabrication se fait alors lieu de rencontre entre mémoire et projection, patrimoine et technologie, trace et invention.
Né en 1991 à Bordeaux et installé à Marseille, l’artiste détourne les représentations de l’Autre et de l’Étranger héritées des imaginaires occidentaux, en s’emparant des technologies émergentes pour créer et raconter.
Sa pratique, qui brouille les frontières entre art contemporain, culture populaire et divertissement, a été présentée à Manifesta 13, à la Villa Médicis, à l’Institut du monde arabe, au Jeu de Paume et au Musée d’Art Contemporain de Lyon.
Au fond, l’exposition pose une question simple : sommes-nous les architectes de notre propre ligne temporelle, ou nous contentons-nous d’habiter celle des autres ?
Vernissage le 16 octobre 2026, à partir de 18h30
MCC Gallery, 281 rue principale, Sidi Ghanem, Marrakech
www.mcc-gallery.com