Noah, au rythme des vagues

À Casablanca, le nouveau restaurant Noah s’ouvre sur l’Atlantique dans une ambiance élégante et vibrante.

Photos Abderrahim Annag

 

La mer ne se contemple pas, elle s’invite. Une brise traverse la salle, des effluves de sel se mêlent aux arômes des plats. À quelques pas du rivage, Noah a ouvert ses portes le 20 juin à l’emplacement de l’ancienne adresse À Ma Bretagne, repensé par l’architecte Yasmina Benabdellah.

 

L’art dialogue avec la lumière, chaque élément trouve sa juste place, entre confort et contemplation.

Dès l’entrée, la lumière baisse d’un ton. La pierre noire habille les murs, le plafond accueille un cercle de miroirs ondulés comme la surface de l’eau. L’ensemble donne le tempo, feutré et intime. Les banquettes sur mesure allient courbes organiques et velours sable et brun, inspirés du paysage alentour. 

 

Du sol au plafond en passant par le mobilier, un mouvement de vague traverse le restaurant, comme un murmure architectural guidant le regard vers la mer.

La mosaïque d’origine, restaurée avec soin, dialogue avec les murs creusés à la main et le bois chaleureux.
Face à l’Atlantique, la terrasse prend le relais dans une gamme plus claire. Le motif au sol suggère un mouvement de vague discret. Une pergola filtre les rayons tandis qu’un jardin s’étire en lisière. Le bar suit la ligne du rivage avec des formes douces. Quand le jour décline, les performances musicales évoluent sans rupture, des murmures aux pulsations.

 

Pierre noire, textures brutes, volumes sombres, dès l’entrée, une atmosphère feutrée et intime s’installe.

En cuisine, Jean-Luc Fauvel signe une carte intuitive où le soufflé en écorce d’orange et les huîtres chaudes au champagne rendent hommage à la mémoire du lieu.
Noah ne se raconte pas. Il se vit, s’écoute, se respire. Un refuge en bord de mer où la lumière caresse les tables, la musique tisse sa trame, pendant que le ciel bascule du cuivre à l’encre. 

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Un valet en bronze dessiné par Isabelle Stanislas et fabriqué par les Ateliers Bataillard, une ferronnerie d’art centenaire. Le long du mur, une série de photos de voyage de son ami Jérôme Petit.