Chama Chraïbi, les visages abstraits d’une fan des lignes et des gribouillis

Ma marque est un bout de mon histoire : je suis une enfant de la mer, passionnée de surf et de voyages. Mes illustrations représentent des paysages, des sessions de surf entre amis, de sublimes couchers de soleil, des villages reculés du Maroc...

Racontez-nous les débuts de votre marque «Chams On Canvas»…
J’ai toujours aimé le dessin et la peinture. Ce sont mes passe-temps favoris, mais je ne m’y suis jamais consacrée de manière assidue. Le confinement a eu du bon pour moi : j’ai passé des journées entières à peindre et à dessiner. J’ai par la suite créé ma page professionnelle sur Instagram et c’est de là que tout est parti. Mon choix s’est porté sur le nom « Chams on Canvas » en référence à mon surnom Chams. Et ce que je partage sur ma page est comme une partie de moi sur toile.


Quelles sont vos inspirations ?
Je suis fan des lignes et des gribouillis. Dans mon quotidien, je vois des visages abstraits un peu partout où je vais… Je prends beaucoup de plaisir à expé- rimenter de nouvelles techniques et à apprendre en pratiquant. Je suis très attirée par l’art abstrait, le figuratif et le cubisme. Mes artistes de prédi- lection sont nombreux : Picasso, Matisse, Miró, Rothko, Louise Bourgeois, Fernand Léger, mais aussi Basquiat et Banksy. Chacun a un style particulier qui m’inspire dans la création de mon art abstrait contemporain.

Votre bulle créative ?
12 Je suis dans ma bulle la plupart du temps, même
lorsque je suis entourée de monde ou absorbée par des tâches du quotidien. Le sentiment que je ressens lors du processus de création est inexplicable… Lorsque je me promène, je suis attentive à ce qui m’entoure et lorsque le déclic créatif se déclenche, je perçois des lignes représentant des formes ou des visages. Je mémorise alors ces images afin de les reproduire sur mes toiles.


Quel est votre processus créatif ?
Je n’ai pas vraiment de processus précis, chaque œuvre voit le jour d’une façon différente. En règle générale, une idée en appelle une autre. Quant à ma démarche artistique, je pense qu’elle évoluera avec le temps à travers les expériences, les événements vécus. Souvent, l’inspiration me vient au moment le plus inattendu. Il m’est arrivé de faire un mouvement de travers, un pinceau à la main, de tâcher une toile sur laquelle je travaillais… Ce simple geste me conduit vers un résultat complètement différent.

Quel est votre rêve le plus fou ?
Je n’en ai pas un mais plusieurs ! Et des rêves, j’en nourris tous les jours ! J’aimerai continuer à me surpasser, aller toujours plus loin, explorer différents chemins. Mon rêve le plus fou serait de vivre de ma passion et que ma marque s’internationalise.

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Un valet en bronze dessiné par Isabelle Stanislas et fabriqué par les Ateliers Bataillard, une ferronnerie d’art centenaire. Le long du mur, une série de photos de voyage de son ami Jérôme Petit.