Fès d’Alexandre Ligios, une ode au patrimoine

Le designer Alexandre Ligios revisite le fès en assise, en hommage au Maroc.
alexandre ligios fès

Lancée à l’occasion de la Fête du Trône le 30 juillet, Fès est une assise qui dit d’emblée d’où elle vient. Elle s’inspire de l’objet éponyme, qui est aussi le nom de la ville où ce couvre-chef est particulièrement produit.

Mais l’objet est familier bien au-delà des frontières du Maroc : cette coiffe cylindrique et légèrement évasée a voyagé du Maghreb jusqu’aux confins de l’ancien Empire ottoman. Sa forme est appréciée pour sa compatibilité avec la prière en islam, où l’on pose le front au sol.

 
 
 
 
 
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Alexandre Ligios en garde l’architecture générale : le fût qui s’évase vers le haut, la raideur presque cérémonielle de la ligne, pour la faire basculer dans une tout autre fonction. Le velours grenat, dense et légèrement moiré, recouvre l’ensemble. Au sommet, un gland de soie noire retenu par un embout en laiton tombe le long du dossier.

alexandre ligios fès

Le pouf se décline en deux tailles. Le premier format, généreux, est une assise à part entière. Le second, plus discret, se pense davantage comme un repose-pied ou un tabouret.

Une manière pour le designer de faire cohabiter le patrimoine marocain avec une écriture contemporaine, sans tomber dans la reconstitution ou le clin d’œil trop appuyé. « À travers cette pièce, je voulais rendre hommage à ce pays qui m’inspire chaque jour et aux artisans qui donnent vie à mes créations. »

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Un valet en bronze dessiné par Isabelle Stanislas et fabriqué par les Ateliers Bataillard, une ferronnerie d’art centenaire. Le long du mur, une série de photos de voyage de son ami Jérôme Petit.