Aida Muluneh, In Which We Remain (Namibia), 2020.
Abbès Saladi, l’odyssée mystique
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Le Comptoir des Mines Galerie réunit un ensemble conséquent d’œuvres de Abbès Saladi, figure singulière de l’art marocain originaire de Marrakech. Aquarelles et encres sur papier issues de collections prestigieuses, dont une pièce de jeunesse datant de 1977, permettent de redécouvrir un artiste visionnaire dont le langage, nourri de mysticisme et d’imaginaire, oscille entre créatures hybrides et damiers obsessionnels. Une exposition rare, longtemps tenue secrète avant de pouvoir enfin voir le jour.
Où ? Comptoir des Mines Galerie
62 rue Yougoslavie, Guéliz, Marrakech
Quand ? Jusqu’au 15 juillet 2026
Mohamed Melehi, une rétrospective muséale
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L’exposition « Œuvre en héritage », c’est 70 ans de création concentrés dans les salles du Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain. Cette grande rétrospective consacrée à Mohamed Melehi (1936-2020) retrace le parcours cosmopolite d’un pionnier de l’abstraction géométrique marocaine, figure de proue de l’École de Casablanca. Peintures, archives inédites, carnets de croquis et correspondances issues de la collection familiale composent un portrait d’artiste à la portée aussi universelle qu’enracinée. Ses ondes colorées, signature hypnotique, n’ont pas fini de faire bouger les lignes.
Où ? Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain, Rabat
Quand ? Jusqu’au 31 août 2026
Majida Khattari et Soumiya Jalal, étoffes du temps
L’exposition Étoffes du temps réunit les univers de Majida Khattari et Soumiya Jalal dans un dialogue sensible autour de la mémoire, du corps et de la condition féminine. Entre photographies mises en scène et créations textiles, les deux artistes explorent les traces que l’histoire laisse dans les matières et les récits.
Majida Khattari détourne les codes de la peinture orientaliste pour interroger la représentation et la liberté des femmes, tandis que Soumiya Jalal tisse des œuvres délicates où se mêlent mémoire, transmission et identité. Ensemble, elles composent un parcours poétique et engagé qui questionne la place des femmes entre héritage, présence et émancipation.
Où ? Galerie 208
Mandarin Oriental, Route Golf Royal, Marrakech
Quand ? Jusqu’au 15 juillet 2026
Regards sur l’École de Casablanca
Abderrahmane Rahoul, sans titre, huile sur toile, 80×60 cm, 1973.
AA Gallery rassemble vingt artistes ayant appartenu à l’un des mouvements les plus structurants de l’histoire de l’art marocain. Au-delà des figures fondatrices telles que Farid Belkahia, Mohamed Melehi, Mohamed Chabâa, Karim Bennani, Abderrahmane Rahoule, l’exposition s’ouvre aux artistes périphériques du mouvement, ceux qui en ont partagé l’élan sans appartenir au noyau. Une fresque chronologique de trois mètres sur neuf retracera l’histoire de l’École de 1960 à 1987.
Le vernissage sera également l’occasion de présenter en avant-première C.A.S.A – Casablanca Art School Archives, ouvrage anthologique coédité par Zamân Books et le Carrefour des livres, en présence de ses directeurs Morad Montazami, Madeleine de Colnet, Maud Houssais et Fatima-Zahra Lakrissa.
Où ? AA Gallery
39, Zahrat Aloualoua (Beauséjour), Casablanca
Quand ? Vernissage le mercredi 17 juin à 18h
Marion Boehm, passages
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Hommage posthume à l’artiste allemande Marion Boehm (1964-2023), cette rétrospective dévoile une œuvre construite au fil de migrations et de rencontres entre l’Afrique et l’Occident. Née à Duisbourg, installée en Afrique du Sud à partir de 2010, Boehm a fait du collage son langage de l’entre-deux, tissant des portraits grand format habités par les questions d’identité, de déplacement et de mémoire.
Où ? Loft Art Gallery
60 boulevard El Mansour Eddahbi, Guéliz, Marrakech
Quand ? Jusqu’au 30 juin 2026
La photographie à l’honneur à la Galerie Nadar
Dix photographes exposent leurs œuvres à la Galerie Nadar dans le cadre de l’exposition NADARI. Isabelle Bauer Akdime, Issam Chorrib, Abderahmane Doukkane, Mehdi Gharnit, Jamal Hammami, Yasmine Hatimi, Charaf Lahib, Mehdy Mariouch, Daoud Aoulad Syad et Jean-Michel Zurfluh… des approches variées, des écritures visuelles singulières : chaque regard ouvre un dialogue différent avec le monde.
Où ? Galerie Nadar
5 rue Al Manaziz, Casablanca
Quand ? Vernissage le 10 juin à 19h
Aboubakr Erradey, les silences de la ville blanche
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Casablanca ne s’arrête jamais, et c’est précisément dans cette agitation permanente qu’Aboubakr Erradey traque les silences. Photographe autodidacte reconverti après des études d’économie et une carrière dans le contrôle qualité, il développe une pratique contemplative attentive à la mémoire des lieux. Dans le vide explore la solitude paradoxale qui surgit de la proximité urbaine.
Où ? Galerie 121
Institut français de Casablanca, boulevard Zerktouni
Quand ? Vernissage le vendredi 12 juin à 18h30, jusqu’au 25 juillet 2026
Aïda Muluneh, fictions du réel
Avec A Real Fiction, la photographe éthiopienne Aïda Muluneh déploie un univers visuel saisissant, à la croisée de la photographie, du body painting et de la narration symbolique. Loin de la photographie documentaire de ses débuts, elle compose des tableaux minutieusement construits où chaque couleur, chaque forme et chaque regard participent à un récit plus vaste sur l’identité, la mémoire et les représentations de l’Afrique. Ses figures féminines, habillées de rouges profonds, de blancs éclatants et de bleus électriques, font face au spectateur avec une intensité magnétique.
Née à Addis-Abeba et ayant grandi entre plusieurs continents, Muluneh cherche à déconstruire les visions réductrices souvent associées à l’Afrique, en proposant des images où se conjuguent beauté, résistance et affirmation. Une exposition puissante qui rappelle que toute représentation est une construction, et qu’il est toujours possible de changer de regard.
Où ? La Galerie 38, Casablanca
Quand ? Jusqu’au 27 juin 2026
Oluwole Omofemi, Quiet Territories
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L’artiste nigérian expose au Maroc pour la première fois. Reconnu internationalement pour sa peinture figurative – et pour avoir signé le dernier portrait de la reine Elisabeth II -, Oluwole Omofemi peint des états, des figures saisies dans la suspension de l’introspection. Derrière les femmes de Quiet Territories, de vastes champs chromatiques qui créent une tension contenue : elles sont à la fois vulnérables et inébranlables.
Où ? SoArt Gallery
29 rue Jalal Eddine Essayouti, place des Iris, Casablanca
Quand ? Jusqu’au 31 juillet 2026
Hako Hankson, présences immémoriales
Soumiya Jalal, de fil en mémoire
Avec De fil en mémoire, Soumiya Jalal transforme la fibre textile en une matière sculpturale monumentale. À travers de vastes installations réalisées à partir de chanvre, de sisal, de laine brute et de cuivre, l’artiste investit l’espace de la Villa des Arts pour créer des environnements immersifs. Une exposition sensible et contemplative.
Où ? Villa des Arts, Casablanca
Quand ? Du 16 juin au 31 juillet 2026
Hako Hankson, présences immémoriales
Mère céleste, technique mixte sur toile, 150x150cm, 2026.
Le peintre camerounais Hako Hankson investit pour la deuxième fois la galerie L’Atelier 21 avec une série conçue lors de sa résidence casablancaise. Autodidacte formé à la culture de l’Ouest camerounais, fils de sculpteur et nourri dès l’enfance des masques et statuettes des rites d’initiation, il déploie une peinture où le portrait s’enrichit d’une dimension épique et mythique. Ses toiles font dialoguer héritage africain, relecture du cubisme et énergie du street art, et ont déjà séduit la Fondation Cartier, de la Banque mondiale et la Fondation H.
Où ? L’Atelier 21
21, rue Abou Mahassine Arrouyani, Casablanca
Quand ? Vernissage le mardi 9 juin à 19h, jusqu’au 13 juillet 2026
Mustapha Boujemaoui, la poétique des formes
Fruit de cinquante années de recherche artistique, cette exposition invite à découvrir un univers pictural où la forme devient espace de mémoire et de contemplation. À travers une peinture épurée et méditative, Mustapha Boujemaoui transforme les objets du quotidien en un langage universel, offrant une lecture sensible et poétique du patrimoine immatériel.
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Où ? Villa Carl Ficke, Musée de la Mémoire de Casablanca, Boulevard Zerktouni (en face de l’immeuble Liberté)
Quand ? Vernissage le mercredi 10 juin 2026 à 17h, jusqu’au 30 novembre 2026