Photos Cécile Tréal
Suspendue et rotative, la cheminée importée de France structure les espaces de réception et s’impose comme un point central du projet.
La maison se découvre progressivement. Dès l’entrée, la hauteur sous plafond donne le ton, accentuée par un puits de lumière de huit mètres qui éclaire l’escalier central. Réalisé en chêne teinté par des artisans marocains, il s’impose comme une pièce architecturale à part entière, volontairement mis en tension avec le parquet en chêne naturel importé d’Italie.
Autour de la cheminée, deux salons se font face : l’un structuré par les Togo de Michel Ducaroy, l’autre par les assises Ploum dessinées par Ronan & Erwan Bouroullec pour Ligne Roset (voir photo à droite).
Pensée pour une famille avec enfants, la villa privilégie de larges volumes et une circulation fluide entre les espaces. « Le projet devait rester très lisible, sans jamais être figé », explique Ikram Bendaoud. L’architecte d’intérieur intervient dès la phase de gros œuvre, en collaboration avec Mehdi Benjelloun, afin d’assurer une continuité entre architecture et aménagement intérieur.
La lumière naturelle traverse les larges baies vitrées et prolonge les reflets de la piscine jusque dans le salon.
Le contraste constitue le fil conducteur du projet. Matières claires et surfaces sombres se répondent, créant une lecture dynamique des espaces sans jamais les alourdir. Cette approche traverse les espaces de réception, pensés comme des variations autour d’une même écriture. Au cœur de la maison, la cheminée suspendue et rotative, importée de France, devient un point de convergence. Visible depuis plusieurs espaces, elle structure les volumes et accompagne les moments de réception.
Dans le coin lecture, face à la bibliothèque, le canapé Pixel de Saba s’accorde au tapis noir et blanc de PIEDS NUS, accompagné d’une table basse Arflex. Les coussins Maison de Vacances apportent une touche terracotta.
Autour de la cheminée, deux salons se font face : l’un structuré par le canapé Togo de Ligne Roset, l’autre par les assises Ploum dessinées par Ronan et Erwan Bouroullec. Deux ambiances distinctes, pensées en dialogue. Plus loin, un coin lecture plus intime s’organise autour du canapé Pixel de Saba, posé sur un tapis noir et blanc signé Pieds nus.
Dans la salle à manger, les chaises Driade entourent une table Saba, surplombées de suspensions Contardi. Bar Lift signé Sacha Lakic pour Roche Bobois.
Un espace volontairement plus feutré, en retrait de la zone de réception. L’artisanat marocain trouve naturellement sa place dans le projet. La porte d’entrée, entièrement réalisée sur mesure, affirme le caractère de la maison dès le seuil. Dans les salles de bain, le choix de matériaux bruts — marbre, laiton, Corian — renforce cette sensation de sobriété maîtrisée.
La cage d’escalier dessert les différents niveaux de la maison. En contrebas, la salle de jeux dévoile son billard et son mur en briques, dans une atmosphère résolument industrielle.
À l’extérieur, la piscine à débordement habillée de pierre de Bali prolonge les lignes épurées de l’architecture. Le jardin, planté progressivement par les propriétaires eux-mêmes, accueille même un potager. Une maison pensée pour être habitée pleinement, au quotidien, sans jamais sacrifier l’élégance.
La porte d’entrée en bois, réalisée sur mesure par des artisans marocains, s’inscrit sous un puits de lumière de huit mètres. Une invitation à pénétrer dans cette maison familiale baignée de lumière.