Créé en 2013 par l’ARVHA (Association pour la Recherche sur la Ville et l’Habitat), ce prix est soutenu dès l’origine par le ministère de la Culture, l’Ordre des architectes et la Ville de Paris. Ouvert à l’international depuis 2017, il s’est imposé comme une référence dans la promotion de la parité au sein d’une profession encore largement masculine. Chaque année, plusieurs centaines de candidatures sont examinées — plus de 1 200 projets lors des dernières éditions. Cinq distinctions sont décernées : Prix Femme architecte, Prix Jeune femme architecte, Prix de l’œuvre originale (avec une mention spéciale Réhabilitation), Prix International et Prix Pionnière.
Diplômée de l’École d’Architecture de Paris-La Villette et docteure en anthropologie de l’EHESS, Salima Naji exerce au Maroc où elle s’est spécialisée dans la préservation du patrimoine architectural en terre et la valorisation des savoir-faire locaux. Son travail sur les greniers collectifs du sud marocain, la citadelle d’Agadir Oufella ou plus récemment le Musée de la Mémoire de Casablanca (Villa Carl Ficke) illustre une approche qui réconcilie conservation patrimoniale, durabilité environnementale et développement communautaire.
L’année 2025 confirme le rayonnement international de l’architecte : Global Award for Sustainable Architecture à la Biennale de Venise et mention honorable de l’Institut royal d’architecture du Canada. En Italie, son projet de revitalisation de la citadelle d’Agadir Oufella lui a valu la mention des fondations Pistoletto et Città dell’Arte lors de la XIIIe édition du Prix Dedalo Minosse, prestigieuse récompense décernée au Teatro Olimpico de Vicence. Elle avait reçu en 2024 la Grande médaille d’or de l’Académie d’Architecture de France ainsi que la mention « Revival of Vernacular Techniques » du Prix européen d’architecture vernaculaire Philippe Rotthier.
Les résultats seront dévoilés le 15 décembre chez BNP Paribas Real Estate à Boulogne-Billancourt. La cérémonie sera retransmise en direct sur femmes-architecte.org.
